more from
Let artists be

Nos maisons

by Belle Grand Fille

/
  • Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    Purchasable with gift card

      $10.99 CAD  or more

     

  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    Includes unlimited streaming of Nos maisons via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 7 days

      $15 CAD or more 

     

1.
Tout est là 02:24
Ton corps dans l’herbe haute Où l’insecte est ton hôte Et le soleil, ton toit Y’a pas de murs, cherche-les pas Longue longue inspiration L’air pur comme bonzaïon Sur le gazon, cette œuvre d’art Comme buzzée sur le prélart Tout est là Cherche pas Autour, ça grouille ça vit Dans le fond, t’es une fourmi Le cœur strappé sur la terre Le front dans la lumière Tout est là Cherche pas Tout est là Cherche pas
2.
Ramenez-moi 03:13
J'viens de passer le rang 4 Sinaï J'me sens comme si j'étais jamais venue icitte de ma vie Je vois des champs blancs encadrant d'l'asphalte noire C'est ben à droite après le rond point J'pourrais pas te dire comment j'ai fait mon chemin Je vois des traces de ski-doo sur les trottoirs Comment on sait qu'on est revenu? Comment on sait qu'on est revenu? Ramenez-moi Ramenez-moi chez moi Si j'ai passé tout droit C'est-tu vraiment déjà la rue Dequen? J'me sens téléportée de tellement loin Je vois des chiens lousses courir sans pénitence Où se posent mes yeux, où me mènent mes pas Ça fait des centaines, sûrement des milliers de fois Que j'passe la track, pis v'la la belle maison blanche Comment on sait qu'on est revenu? Comment on sait qu'on est revenu? Ramenez-moi Ramenez-moi chez moi Si j'ai passé tout droit Tout droit va mon corps sur les routes du monde D'un bord pis de l'autre dans un rallye sans fin J'ai signé nul part pour une course de char Quand j'check ma boussole, je l'entends crier : « reviens!» Ramenez-moi Ramenez-moi chez moi Si j'ai passé tout droit J'ai encabané mon petit cœur d'hiver Entre les murs d'une baraque centenaire Je suis une renarde rentrant à sa tanière
3.
C’tu ta grosse voix qui arrive du patio? Estiche, toi aussi t’es aux noces à Marco Les yeux au ciel, j’marmonne «On est dans l’trouble, Houston.» Mon satellite reçoit pu les signaux 10 ans déjà que ton orbite est cousue Autour de moi, personne qui m’a prévenue D’abord, t’as brillé Ensuite, t’as filé J’me suis dit : « R’garde, la belle comète de marde.» Et ton grand rire Détonne C’est le décollage Tout droit dans ma tête Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Radar à on, tu fonces sur moi pis vite J’suis la bouée qui te fera tougher la nuite À t’entendre, j’deviens Le plus funné des humains Mais demain, c’est clair, tes mots partent en poussière On boit dans le même verre On danse, tu me serres Tes yeux noirs m’aspirent, tu me prends en entier Et ton grand rire Éclate En millions d’étoiles Un show fantastique Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai? Quand tu pleures, tu pleures-tu pour vrai? Quand tu ris, tu ris-tu pour vrai?
4.
J’va arriver au temps des moustiques Mais ferme donc pas la porte de la tente Check ben ma métaphore épique J’emprunte les mots de John Donne, attends Parce qu’moi ‘si, j’trouve ça romantique Qu’«into the flea» se mixent nos deux sangs Amène-moi camper au fond d’un bois J’veux pu rien voir Yinque des arbres pis toé dans l’noir J’ai vu le monde entier, si je pose ma tente Juste à côté On peut-tu dormir collées? J’va arriver sur un lendemain de veille Gens du pays qui ont viré d’sour J’pose le pied sur vos fonds de bouteilles J’me retrouve à terre, c’est à mon tour Mais j’suis revenue, tu peux-tu le croire Pour te parler d’amour Amène-moi camper au bord d’un lac Que je pourrai boire Pis me noyer d’dans comme si c’était d’la bière À m’en saouler, à m’en lasser T’enlacer toé Jusqu’à m’en oublier Le souffle chaud comme celui d’un volcan Ta peau brûlante comme un désert De vagues de sables émouvantes De perles liquides, miroitantes Un océan de sueur de lys Qu’ta lune inonde près de ton dos Je fonce droit sur elle dans mon bateau Cap sur ton fjord, j’suis seule à bord Je construirai un temple avec tes draps Sur ta belle plage de ventre blanc L’Unesco tatoué sur tes seins Donc je ferai l’ascension peut-être demain Pour voir le soleil te lever le matin J’fais le tour de ton monde en solo Pis je plonge en apnée du sommeil Dans ton triangle des Bermudes Ulysse au pays des vermeilles Dans le creux de ton sud Comme Tisseyre dans Découverte J’vois l’univers en concentré Dans ma tente sous les couvertes Y manquerait pu rien qu’toé Fait que viens donc camper au fond de mes bras Je veux rien savoir D’aller ailleurs pis de te perdre dans le soir J’ai vu le monde entier, mes yeux sont pleins Pis les tiens C’est dans leur creux que je dors demain
5.
De temps en temps, je vois des avenirs Où le soir me couche dans un autre lit Et par moments, je brûle de découvrir La vraie limite de mon espièglerie De temps en temps, je mets à l’eau la ligne Qui m’a rapporté mes plus belles prises Et par instants, je sens la fièvre fine Monter en moi quand se tend le fil De temps en temps, je lance dans les airs Des morceaux de moi qu’on peut attraper Et bien souvent, aux mignons je suggère De s’en faire des habits, de s’en faire des colliers De temps en temps, j’esquisse les avenirs Où je me façonne entre d’autres mains Ce sont des mirages, ne me reste qu’à dire L’autre est si beau, je le lui rends bien
6.
La récolte 03:45
J’ai pas envie de passer l’été À checker par la fenêtre J’ai pas envie de passer l’hiver Les pieds collés su’l poêle Le printemps sans toi Ça bourgeonne pas pareil Y’a l’automne qui est là Pis y’a personne Pour me récolter le corps Personne Pour me moissonner le corps Toujours personne Pour me récolter J’ai pas envie d’effeuiller les jours Sur le calendrier J’ai pas envie de guetter ton ombre Dans les brumes du lever Les oies blanches qui partent Leur voilier qui m’annonce Qu’il y a encore l’automne qui est là Toujours personne Pour me récolter le corps Pour me moissonner le corps Personne Pour me récolter le corps Toujours personne Pour me moissonner le corps Quand la grande nuit viendra Y’aura-tu quelqu’un? Quand la grande nuit viendra Y’aura-tu quelqu’un?
7.
Femme objet 03:08
Accroche-moi sur le dash de ton char Clôture-moi, secret de bord en bord Crochète-moi entre toutes tes mailles Empoigne-moi, je suis un gouvernail Parcours-moi, dis que ma terre est pauvre Trafique-moi d’un cartel à un autre Émonde-moi de mes branches en trop Refonds-moi, je suis ton matériau Femme, objet Femme, objet Lessive-moi, que mes taches disparaissent Égrène-moi entre tes doigts célestes Chiffonne-moi et mets-moi dans ta poche Hachure-moi, je suis un dessin moche Affûte-moi, dis que ma lame est chaude Orchestre-moi, joue de moi jusqu’à l’aube Siphonne-moi de l’essence à la moelle Saccage-moi, je suis une chambre d’hôtel Consommée Liquidée Joli jouet Femme, objet Femme, objet
8.
Bebitte 02:14
C’tu vrai que bientôt tu t’en viens? Ça m’fait penser à toute pis rien J’ai hâte de te tenir la main C’t’une drôle de raison c’t’année D’avoir autant hâte à l’été M’a te présenter l’soleil Pour moi tu vas l’aimer Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte Ça a l’air que t’es là bientôt Prends ton temps, mais pas trop, Bebitte J’sais pas t’es qui, belle douceur Mais on dirait que j’te connais par cœur Je ressens déjà ta chaleur T’es pas un vrai étranger Tu dors en moi depuis des années Comme une chanson à coucher sur papier Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte J’t’attends, Bebitte Ça a l’air que t’es là bientôt Prends ton temps, mais pas trop J’te dis un, deux, trois, go Prends ton temps, mais pas trop
9.
Dans le tourbillon du centre-ville Dans le flou bruyant Dur à voir si les étoiles brillent Entre deux essoufflements futiles Et trois bouchons saoulant Dur à croire que la vie scintille Je suis un fantôme en abîme Au beau milieu de millions d’anonymes Je vis déracinée ma vie dans un cinéma Dans un film anonyme Dans un rôle muet Sans musique et sans couleur Sans pouvoir arrêter l’heure Va savoir si le cœur tient bon Je suis un fantôme en abîme Au beau milieu de millions d’anonymes Au beau milieu de tous ces fous qui dansent Je m’imagine le chant d’une mer immense Mais quand je reviens d’où je viens Je retrouve mon horizon Le ciel me prend par la main Le vent m’appelle par mon prénom Partie pour de bon, je tournais en rond Dans l’air du temps faux-fuyant Je dessinais des rêves Dans le tourbillon du centre-ville J’ai cherché longtemps, patiemment L’inutile, plus d’espoir Je suis un fantôme en abîme Au beau milieu de millions d’anonymes Au beau milieu de tous ces fous qui dansent Je m’imagine le vent de mon enfance Mais quand je reviens d’où je viens Je retrouve mon horizon Le ciel me prend par la main Le vent m’appelle par mon prénom

about

Paroles et musique: Belle Grand Fille

excepté

Camping Sauvage
paroles: Laurie Perron musique: Belle Grand Fille

La récolte
paroles: Belle Grand Fille musique: Belle Grand Fille et Marcus Lowry

Le vent m’appelle par mon prénom
paroles et musique:
Michel Rivard et Louis-Jean Cormier

Réalisation : Marcus Lowry et Belle Grand Fille
Arrangements : Marcus Lowry

MusicienNEs
Belle Grand Fille : Voix, piano
Marcus Lowry : Guitare, effets, batterie et choeurs sur «Ramenez-moi»
Alex Le Blanc : Contrebasse
Annabelle Chouinard : Violon
Vincent Delorme : Violon alto
Julie Blanchet : Flûte
Victor Alibert : Clarinette
Guillaume Pilote : Percussions sur «Ton grand rire»

Enregistré au Studio Mixart à l’automne 2020 avec :
Warren C Spicer : Prise de son (2, 3, 4, 8)
Nicolas Petrowski : Prise de son (1, 5, 6, 7 ,9)

Prises de son additionnelles :
Olivier Hamel (dans ma tanière au Studio Dequen) : 1, 7
Marcus Lowry (Studio Cartier) : 2 , 3

Mixage: Warren C Spicer
Matriçage : Richard Addison

Photographie : Jean-Philippe Sansfaçon
Graphisme : Marin Blanc

Production: Belle Grand Fille
Gérance: Bleu Carpette - Émilie Fortin
Maison de disque: L-A be
Agence de spectacle: Ruel Tourneur
Éditions: Quartier Général, L-A be sauf Le vent m’appelle par mon prénom, Les Éditions Sauvages

credits

released March 19, 2021

© 2021 L-A be
℗ 2021 Belle Grand Fille

license

all rights reserved

tags

about

Belle Grand Fille Montreal, Québec

En équilibre entre l’intime et l’immense, Belle Grand Fille écrit des chansons. L’artiste originaire du Lac-St-Jean se démarque en 2018 en remportant la grande finale du concours Ma première Place des Arts et fait paraître l’année suivante son premier EP Maille par maille.

En 2020, Belle Grand Fille rejoint la maison de disques L-A be et travaille à son premier album complet, Nos maisons.
... more

shows

contact / help

Contact Belle Grand Fille

Streaming and
Download help

Redeem code

Report this album or account

If you like Belle Grand Fille, you may also like: